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[Test] Singularity

Après un Wolfenstein qui avait reçu un accueil mitigé en 2009, Activison et Raven nous reviennent avec un nouveau FPS : Singularity. Les événements ne se déroulent plus durant la seconde guerre mondiale, quoi que, mais dans une période plus contemporaine avec des failles temporelles. Je voie déjà la moue apparaître sur le visage des plus réfractaires au genre: que va nous apporter ce nouveau FPS par rapport à ses prédécesseurs ? Réponse dans la suite …

De nos jours, il se passe des trucs chelou en Russie sur une petite ile nommée Katorga 12 au large de la côte orientale russe. Déjà que celle-ci porte un nom à coucher dehors mais en plus les ricains ont relevés d’étranges activités via leur mégas satellites espions de la mort qui tue. Nate Renko, que vous interprétez, se voit confier la dure tache de comprendre se qui se trame. Bien évidement, ce qui devait arriver arriva avec un hélicoptère qui vient juste se crasher pilpoil sur cette ile, pas de bol, toujours à cause de cette activité paranormale ou électro magnétique qui a certainement déréglée les instruments de bord. Voila pour les toutes premières minutes du jeu afin de planter décor.La suite n’est pas sans rappeler par moments Bioshock. Alors que vous plongez dans l’intrigue de cette ancienne base militaire secrète, de nombreux carnets de bord, griffonnages sur les murs ou autres vidéos d’époque façon Projet Dharma de la célèbre série Lost viennent vous expliquer le passé des lieux qui sont tout sauf abandonnés. La clef de voute est l’E99, une forme d’énergie présente sur l’ile découverte dans les années 50 en pleine guerre froide, Lénine et Staline compris. A l’aide d’un Manipulateur Temporel fixé sur un gant, MT pour les intimes, et de l’E99 de nouvelles facultés s’ouvrent à vous afin de pouvoir agir directement sur les objets pour les vieillir ou au contraire les rajeunir. Je vous laisse imaginer les dégâts sur les êtres vivants comme vos ennemis. Ces ennemis sont soit des méchants soldats qui cherchent à récupérer cette technologie, soit des humains transformés en mutants à la suite d’une catastrophe liée à l’E99. Abuser de l’E99 est en effet nocif pour la santé. A consommer avec modération.Le gameplay s’appuie donc sur les armes habituelles des FPS, à savoir fusils mitrailleurs, fusils à pompe, sulfateuses et autres snipers mais aussi et surtout autour de cette faculté de jouer avec le temps pour le ralentir ou transformer l’état des objets et même de les déplacer à distance. Une caisse détruite par les outrages du temps déplacée par le MT permet ainsi de pouvoir franchir un obstacle en marchant dessus avec sa forme originelle ou un escalier en miette revient en forme en le ramenant avant sa destruction. Le scénario entremêle le présent et le passé sous forme de flashback apparaissant à l’écran ou carrément en empruntant des failles temporelles afin de régler vos comptes dans le passé et changer le cours de l’histoire. Les armes et compétences acquises sont customisables afin de les améliorer grâce à des objets à collectionner sur la carte. Les armes les plus conventionnelles prennent ainsi une nouvelle dimension avec l’E99 permettant par exemple de disposer d’un fusil avec des balles télé guidables après le tir dans un effet ralenti. Singularity repose sur un vrai scénario qui donne au moins envie de progresser dans la campagne afin de connaître la suite de l’intrigue avec trois fins alternatives différentes, intrigue que je vous laisserai le soin de découvrir afin de ne pas trop spoiler. Comptez une dizaine d’heures afin de voir s’afficher le générique.Au niveau technique, on sent que le moteur graphique commence par vieillir. Non pas que ce soit particulièrement laid mais le potentiel de la PlayStation 3 n’est clairement pas exploité au profit d’une production multi supports. Ca manque de finesse avec des textures grossières. Heureusement, aucune baisse de frame rate n’est à déplorer même lorsque les ennemis fourmillent à l’écran.

Mais Singularity c’est aussi du multi joueurs. 12 gamers peuvent s’affronter sur 13 cartes différentes et 2 modes de jeu, soit en match à mort par équipe classique ou par des captures de zones entre les soldats et les créatures sur un principe de classes. Il en effet possible de choisir coté mutant entre un tique capable de marcher sur les murs pour sauter et prendre possession du corps de son ennemi, une espèce de cuirassé solide comme un tank, un démembré qui vomit de l’acide ou balancer des barils de carburant en guise de grenade avec différents attributs possible, comme voir à travers les parois par exemple. Bien que la vue des soldats soit à la première personne, la vue des créatures se déroule à la troisième personne. Les options habituelles sont disponibles comme les parties publiques ou privées avec la gestion des invitations entre amis ou l’affichage des statistiques à l’écran. Pas de lags ou de déconnexions intempestives à signaler mais les salons ne sont pas énormément peuplés même si on arrive toujours à trouver une partie. Néanmoins, le multi n’est pas assez addictif pour se révéler suffisamment accrocheur sur la durée.

A la finale, Raven nous sert un titre plutôt sympathique qui même si il ne parviendra pas à convaincre les plus réfractaires aux FPS, devrait largement satisfaire les aficionados du genre.

Evaluation : ★★★★☆ 

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