Kane & Lynch, premier volet du nom, n’avait pas forcement soulevé l’enthousiasme des foules, peut être à cause de sa réalisation qui n’était clairement pas à la hauteur. Les deux psychopathes nous reviennent dans un second volet qui tente de faire oublier les défauts de son prédécesseur.
Kane & Lynch se retrouvent dans Shangai, en Chine donc pour les nuls en géographie, afin de boucler un contrat qui aurait dû passer comme une lettre à la poste. Oui mais voila, ce rendez vous qui aurait dû être une simple formalité se transforme rapidement en un sac de nœud inextricable qui n’était absolument pas prévu face à la pègre locale et à la police. Le jeu vire donc très rapidement en une succession de gunfights bodybuildés à la testostérone où vous allez devoir, à l’aide de votre compère, arroser tout ce qui bouge. Même si le titre comporte une trame de scénario, l’essentiel n’est pas là dans ce jeu de tir à la troisième personne.
Ce qui frappe à l’ouverture du jeu, outre la séquence d’introduction saignante, c’est l’aspect graphique particulièrement travaillé. Les mauvaises langues diront que c’est pour masquer une pauvre réalisation technique mais les développeurs ont volontairement bruité l’image à l’écran avec des couleurs saturées et un grain prononcé. Avec les mouvements de caméra portée à l’épaule, le rendu général donne dans l’aspect docu réalité crado du meilleur effet. Cette apparence visuelle ne laisse pas indifférent : on aime ou on n’aime pas, c’est selon mais la caméra remue un maximum quand Kane et Lynch décident de prendre la poudre d’escampette. Le jeu est très violent avec notamment une scène particulièrement choquante. Certaines zones sont même floutées à l’écran pour masquer cette violence omniprésente ou la nudité. Il est bon de rappeler que Kane & Lynch 2 est interdit à la vente pour les moins de 18 ans et que les dialogues sont vulgaires au possible.
Pour le reste, le gameplay est très linéaire avec une petite dizaine d’armes différentes à disposition dans des décors variés de Shangai et des ennemis qui se ressemblent tous plus ou moins, sans boss de fin de niveau. Les ficelles habituelles sont disponibles comme le tir en couverture ou prendre un otage en tant que bouclier humain. Le titre est assez facile en difficulté normale et ne comptez pas plus de six heures afin de voir s’afficher le générique de fin, ce qui est très peu. A noter que le jeu comporte quelques bugs graphiques.
Mais Kane & Lynch 2 tire sa force dans son aspect multi joueurs. Le mode histoire en campagne est entièrement jouable en coopération, en écran splitté ou en ligne avec un ami ou un inconnu sur le PlayStation Network. Trois modes de jeu originaux jusque douze joueurs sont disponibles. Durant le mode « Fragile Alliance », vous devez vous emparer d’un butin avec vos compères puis échapper à la police grâce à un véhicule. Vous pouvez aussi choisir de trahir un de vos compagnons afin de lui piquer son pognon avant que les autres criminels tentent de vous abattre à leur tour. Dans ce cas, vous respawnez en tant que Flic. Le principe est quelque peu identique en mode « Flic Infiltré » où il est certain que l’équipe comporte une taupe. Enfin, durant les séquences de « Flics contre Voleurs », les parties s’articulent autour de matches à mort par équipe plus classiques où il faut soit défendre, soit voler le magot. Plus vous amassez d’argent, plus vous pouvez achetez des armes supplémentaires.
A la finale, on obtient un TPS assez classique dans sa jouabilité mais efficace, avec un aspect visuel très prononcé et spécifique. Le titre pèche clairement par sa nano durée de vie en solo mais se rattrape par son mode coopération en ligne et le multi joueurs. Les plus réfractaires au genre n’y verront qu’un jeu de shoot de plus sans intérêt tandis que les aficionados se délecteront d’un gameplay bien bourrin et défouloir.
Evaluation : 



J’ai bien fait de choisir Mafia 2 alors. On dirait un clone de Army of Two : Le 40e Jour Non ??
j’avais aimé l’ambiance du 1er.Comme ce dernier je me prendrais ce titre en occaz à 10/15€ .
Perso très déçu par ce titre (enfin la démo) mais bon, le TPS à la base, c’est pas ma tasse de thé !