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FPS

[Test] Rogue Warrior

Je ne vous cache pas qu’après avoir lu quelques critiques sur Rogue Warrior et au regard du peu de promotion autour de la sortie du titre, j’ai eu quelques appréhensions une fois avoir mis la main sur le Blu Ray afin de l’insérer dans la PlayStation 3. Mais étant de nature curieux, avide de trophées et adorant les FPS de surcroit, j’ai pris mon courage à deux main afin de tester le titre des studios Rebellion.La campagne de Rogue Warrior se situe dans les années 80 en pleine guerre froide entre les Etats Unis contre l’URSS. Vous interprétez Dick Marcinko, un Navy Seal’s aux airs boby buidé qui serait un mélange entre Chuck Norris et Sebastien Chabal en encore plus poilu et bourré de testostérone. L’histoire n’est guère originale et il va falloir aller taper sur les russes afin de détruire des missiles antibalistiques. Vous l’aurez compris, du point de vue du scénario, circulez y’a rien à voir.Coté gameplay, le titre s’articule le long de grands couloirs scriptés ne permettant aucune marge de manœuvre. On avance, on arrose avec le peu d’armes différentes disponibles en balançant 2 ou 3 grenades et on avance à nouveau. C’est complètement linéaire et pire, il n’est même pas possible de sauter au dessus d’un muret de 50 centimètres. La seule originalité vient d’un mode de couverture où votre avatar passe de la 1ere à la 3eme personne à couvert en appuyant sur L1. Pas très efficace ou utile cependant. L’IA est en carton tandis que les pauvres russes n’entendent pas à 10 mètres une brute épaisse leur foncer dessus avec un couteau. A ce niveau, il suffit d’appuyer sur une seule touche afin de leur régler leur compte en toute discrétion dans une mini cinématique sanglante. Un peu rébarbatif à la longue. Malgré ces défauts, le titre ne souffre pas de lacune rédhibitoire et on retrouve la panoplie habituelle des ficelles présentes dans un FPS. Les amateurs du genre apprécieront.Bonne surprise cependant au niveau du confort visuel. Même si l’aspect graphique n’a rien d’exceptionnel et que bon nombre de détails sont passés à la trappe, il n’est pas aussi vilain qu’on aurait pu s’attendre et se trouve dans la juste moyenne du marché. Il ne se passe pas cinq minutes cependant sans que des jurons les plus grossiers les uns que les autres ne soient lâchés. Encore une fois, caricatural au possible. Les musiques sont quant à elles plutôt sympathiques.Là où le bât blesse, encore une fois, c’est au niveau de la durée de vie. Compter seulement 4 heures pour terminer la campagne en solo en difficulté normale. Ne comptez pas sur le multijoueur afin de prolonger le plaisir car ce dernier est complètement déserté, que ce soit en match à mort individuel ou par équipe, avec tous les trophées liés. Pas vraiment d’intérêt non plus à refaire la campagne en difficulté maximum. Adieu le trophée de platine donc, dommage car il semble relativement accessible.A la finale, on obtient un titre qui pêche pas uniquement au niveau de son aspect technique ou même du scenario qui n’est de toutes façons pas le point fort des FPS, mais plus par sa nano durée de vie ridicule. Disons qu’au prix fort Rogue Warrior n’a que peu d’intérêt mais n’hésitez pas à le prendre à petit prix, ce qui est déjà le cas sur le marché, si vous aimez les FPS pas trop exigeants ne demandant que peu de réflexion.

Evaluation ★★☆☆☆ 

[Test] Section 8

Section 8 vient de débarquer sur le PlayStation Store après avoir fait son apparition sur PC & Xbox 360. On ne va pas faire la fine bouche même si on se demande encore pourquoi il faut autant de temps afin d’adapter un jeu sorti en Septembre 2009 sur la console de Salon made in Sony. L’occasion de se demander si le titre a par le plus grand des hasards bénéficié d’améliorations techniques ou est ce une simple adaptation ?Après avoir téléchargé le jeu de plus de 3,6 Go, l’univers de Section 8 se présente à vous dans un futur lointain au fin fond de l’espace où deux factions ennemies s’affrontent, entre les Forces Impériales des Etats-Unis et le Bras d’Orion.Le titre s’articule en 2 parties, soit un mode campagne et multijoueurs. Autant annoncer tout de suite la couleur, le solo n’est qu’anecdotique et il ne faut guère que 4 heures afin de le plier. Sans grand intérêt au niveau du scénario où vous interprétez Alex Corde afin de libérer la colonie de New Madrid, il faut en fait aborder la campagne en tant qu’un gros didacticiel afin d’attaquer dans les meilleures conditions le multi joueurs.En terme de jeu en ligne, les aires de combat s’articulent sur de grandes cartes, une vingtaine au total, où les 2 factions se mettent dessus afin de maitriser des points de contrôle. L’originalité de ce First Person Shooter tient au fait que les points de Respawn sont à votre libre choix sur la carte car vous vous trouvez propulsé d’un vaisseau à l’aide de votre armure permettant de vous poser sans crash. Concrètement, cela signifie que les ennemis peuvent venir de partout une fois que vous êtes au sol. Autre particularité, votre soldat est équipé d’un jet pack lui permettant d’explorer temporairement la 3ème dimension verticale par de brèves impulsions. Le jeu est dynamique avec aussi la possibilité d’enclencher un sprint ultra rapide sur de longues distances toujours à l’aide de votre équipement. 32 joueurs peuvent s’affronter en ligne.Les parties s’articulent autour de zones à maitriser tandis que des objectifs secondaires nommées les missions de combats dynamiques, comme protéger ou attaquer un VIP ou des renseignements, font régulièrement leurs apparitions. Quelques véhicules comme des chars ou des exosquelettes sont disponibles tandis qu’au fur et a mesure où vous fraggez vos ennemis, vous décrochez des crédits qui permettent d’acheter des armes de déploiement comme des tourelles anti aériennes ou des réserves de munitions. De nombreuses classes sont disponibles et il est possible de les personnaliser avec diverses armes.Tout ce panorama pourrait être idyllique si la technique avait suivie. Et manifestement ce n’est pas le cas. Même si le multijoueur ne supporte aucun lag ou déconnexion, l’aspect visuel est clairement a la traine avec des paysages lunaires sans détails et des textures grossières qui trahissent un portage issu du monde PC, tout comme les menus par ailleurs. Pire, Section 8 accuse de sérieuses baisses de frame rate lorsque trop d’ennemis se bousculent à l’écran.A la finale, on obtient un jeu plutôt efficace dans sa dimension multijoueurs mais qui pèche cruellement par son aspect graphique. On aurait apprécié que les Studios TimeGate apporte plus de soin dans le portage afin de tirer parti de la PlayStation 3, ce qui visiblement n’a pas été le cas.

Evaluation ★★★☆☆ 

[Test] Battlefield Bad Company 2

Après un premier opus sorti en 2008 qui avait remporté un franc succès, les Bad Boys sont de retour pour notre plus grand plaisir. A l’heure des FPS plus réalistes que nature, l’humour décalé, les environnements destructibles et les musiques de comptoir sont ils toujours au rendez vous ?

La franchise des Battlefield ne date pas d’hier et commence par se faire une histoire. En 2009, afin de nous faire patienter entre le premier et second Bad Company, Electronic Arts a eu la bonne idée de sortir Battlefield 1943 qui, même si celui-ci ne comportait que 3 cartes en multi-joueurs exclusivement, reprenait la marque de fabrique de la licence en équipe. Premier choc lorsque vous attaquez la compagne, vous commencez le jeu durant la Seconde Guerre Mondiale avec de vieilles pétoires rouillées. Nous aurait on mentit sur le contexte du jeu afin de nous refourguer une énième fois un conflit très utilisé dans l’univers des FPS ? Que nenni soldat. Cette introduction est destinée à planter le décor et on bascule rapidement dans un monde contemporain. Sans trop spoiler, disons que l’intrigue de cette nouvelle aventure tourne autour de la création d’une arme de destruction massive ce qui va donner l’occasion aux américains et aux russes de se mettre dessus.Destruction totaleVous interprétez Preston Marlowe et vous vous êtes engagés dans la Bad Company à la recherche d’action. Vos compères sont le Sergent Redford votre chef, Sweetwater l’expert et technicien en télécommunication et Haggard le timbré des explosifs. Et ce dernier va pouvoir s’en donner à cœur joie car l’une des particularités du titre est de disposer d’un environnement quasiment entièrement destructible. C’est d’ailleurs particulièrement plaisant de voir s’écrouler à vos pieds des structures de plusieurs dizaines de mètre de haut. Vous l’avez compris, dans la Bad Company, on ne fait pas dans la dentelle mais plutôt dans le style bourrin où l’efficacité prime avant tout. Outre le fait d’être un FPS pur et dur, BFBC2 vous offre néanmoins la possibilité de conduire de nombreux véhicules, à l’identique de la section multijoueurs décrit plus loin. Pour le reste, le gameplay est ultra classique et efficace, toutes les commandes habituelles tombant de suite sous les doigts tandis que le déplacement de votre avatar est fluide et rapide.Des environnements variés et coloriésLa Bad Company vous envoie dans divers coin du globe qui vous permettent de vous délecter de paysages magnifiques. On passe de montages sous la neige à des favelas d’Amérique latine en passant par une épave de bateau échouée dans un désert de sable. Les effets visuels sont particulièrement bien rendus à l’écran, que ce soit la neige qui tombe, l’eau en stagnation ou des poussières de sable en suspension dans l’air avec certaines couleurs vives et chatoyantes. Les textures sont fines et regorgent de petits détails. L’autre marque de fabrique des Bad Company est liée a la bande son. Le titre ne manque pas d’humour dans les dialogues parfois très crus et vulgaires. Le doublage français est parfais et renforce le coté mauvais garçon des quatre paumés.Ruée vers l’Or ou Conquête ?Mais un Battlefield ne serait pas un Battlefield sans avoir gouté au multi-joueurs : force est de reconnaître que nous sommes gâtés. Outre les classiques modes de jeu de la ruée vers l’or et conquête, d’autres modes de jeu sont venu enrichir le titre comme le match à mort en équipe. A coté d’une campagne trop courte, Electronic Arts à mis l’accent sur le multi joueur en allant jusqu’à proposer une édition limitée qui comporte quelques maigres bonus disponibles de suite alors que la version standard exige de les débloquer un à un à la sueur de votre front. De même, si vous avez choisi d’acheter votre exemplaire d’occasion afin d’économiser quelques euros, vous perdrez le gain d’un code VIP unique présent dans la boite et permettant d’accéder à du contenu téléchargeable. Il ne vous restera plus qu’à acheter ce code. Autant le savoir avant de procéder à l’achat. Les cartes sont immenses, jonchées de véhicules principalement sur votre base. On peut mettre la main sur des chars lourds ou légers afin d’exploser l’environnement destructible, piloter des hélicoptères ou des drones de combat, slalomer à l’aide de quads très maniables ou rejoindre une cote à l’aide de scooters des mers ou de zodiacs. Toute cette panoplie vous sera d’une forte utilité afin de vous déplacer sur de longues distances si vous avez eu la mauvaise idée de re-spawner au mauvais endroit. En effet, en fonction des objectifs conquis ou non sur la carte, vous avez la possibilité de ré apparaître à des endroits précis ou avec votre escouade de quatre personnes pour éviter de repartir depuis votre base. De nombreuses armes et autres améliorations sont à débloquer afin de venir enrichir votre tableau de chasse. Il est possible d’afficher fièrement le nom de son clan et de choisir parmi quatre classes disponibles telles assaut, médecin, ingénieur ou sniper. Parties classées, privées et gestion des invitations entre amis n’ont pas été oubliées non plus.

Pas de doute, Electronic Arts et Dice nous servent un titre de grande qualité. Difficile de lui trouver des défauts même si certains pourront regretter le manque de nouveautés depuis le premier volet. Un titre immanquable pour les amateurs de FPS en ligne et le concurrent direct de Modern Warfare 2.

Note globale: 18/20

[Test] Alien vs Predator

Alien vs Predator reprend un grand classique du cinéma afin de nous plonger dans une ambiance le l’hyper espace à la limite du survival horreur. Si les franchises ont marqué le grand écran, ce nouveau titre de Sega est il du même acabit ?

Dans Alien vs Predator, on a le droit à trois gameplay pour le prix d’un. Je vous épargnerai les détails du scénario qui n’ont pas grande importance dans ce First Person Shooter et ce n’est d’ailleurs pas ce qu’on recherche dans ce type de jeu. Vous avez donc la possibilité d’incarner soit un horrible Alien, un méchant Predator ou un gentil humain en tant que Marines de l’Armée US. La jouabilité en fonction de chaque espèce est donc radicalement différente, et c’est ce qui fait tout l’intérêt du titre.L’Alien a la possibilité de se déplacer très rapidement et surtout de pouvoir grimper et tenir sur n’importe quelle paroi verticale ou horizontale inversée par rapport au plancher des vaches, ce qui n’est pas sans poser quelques problèmes de jouabilité afin de se repérer dans son environnement et savoir dans quelle position on se trouve. Fort heureusement, un réticule est affiché au centre de l’écran afin de vous rappeler où se trouve le sens de la gravité. Ses armes sont ses griffes et sa puissante queue alors qu’il peut percevoir ses ennemis à travers les parois. Son sifflement glace le sang de ses ennemis qu’il prend un plaisir à déchiqueter, voire plus si affinités. Il ne peut évidement se servir d’aucune arme tandis qu’il récupère automatiquement de la santé au bout d’un certain temps sans avoir encaissé de coups.Le Predator peut quant à lui se rendre complètement invisible afin d’échapper à la vigilance de ses ennemis, faire des sauts gigantesques, dispose d’une double vision infra rouge afin de percevoir soit les humains, soit les aliens et peut utiliser un redoutable canon à plasma. Il est donc largement équipé pour être un adversaire de taille lors des combats et mieux ne vaut trop lui chercher des poux dans les dreadlocks, quand bien même il n’aurait pas de cheveux.Enfin, le Marines dispose de l’équipement habituel des FPS bien bourrins, du fusil à pompe en passant par le lance-flammes. Son scanner en bas à droite de l’écran ne le quitte jamais et demeure indispensable grâce à ses bips bips et son écran qui localisent la vermine extra terrestre.Les forces et faiblesses des trois races sont relativement équilibrées même si tout à chacun préférera une espèce par rapport à une autre. Car le mode solo est bien découpé en 3 campagnes différentes où vous aurez la possibilité de prendre la peau de chaque classe. Le titre alterne entre de longs couloirs scriptés sans vraiment de marges de manœuvres et des environnements un peu plus ouvert comme la jungle par exemple. L’ambiance est prenante, forte, angoissante avec une atmosphère bien souvent dans la pénombre éclairée par la lampe torche du Marines. On frissonne à chaque bruit suspect de la bande son fort bien réalisée, que ce soit les bruitages ou la musique en se demandant ce qui va nous tomber dessus à chaque nouveau couloir, ce qui n’est pas sans rappeler un Doom ou un Quake de l’époque. Rien à redire coté graphique : c’est beau, propre et ragoutant à souhait même si certains trouveront peut être le jeu trop sombre par moment. C’est justement ce qui fait son charme grâce à son aspect suggestif.

Le multi joueurs n’a pas été oublié avec 7 modes différents, du match à mort par équipe classique entre races aux mélanges d’espèces combinés. Parties privées, gestion des invitations, classements en lignes sont au rendez vous. Les cartes sont plutôt bien pensées et assez variées sans aucun lag ou perte de connexion à déplorer. Le seul bémol vient du nombre des joueurs relativement réduit avec des parties en ligne qui ne sont pas assez remplies.

Sans révolutionner le genre, Alien vs Predator offre l’originalité de trois type de jouabilités complémentaires les unes par rapport aux autres. Il satisfera pleinement les amateurs de FPS sans convaincre ses réfractaires. Plaisant.

Note globale: 15/20

Un DLC pour Battlefield Bad Company 2

Battlefield Bad Company 2 n’est pas encore présent dans les linéaires qu’un DLC est déjà annoncé.

La bonne nouvelle est que celui ci est gratuit, ce qui est de plus en plus rare de nos jours.

Ce premier pack comprend 2 cartes:

  • Nelson Bay en mode Rush offre un terrain couvert de neige et d’une épaisse forêt
  • Laguna Alta se disputera dans le mode Conquête

La mauvaise nouvelle, c’est que ce DLC gratuit ne sera disponible seulement aux acheteurs du jeu neuf via un code dans la boite.

Quant sera t’il pour les joueurs qui achèteront le jeu en seconde main, sachant que 40% des jeux en France sont achetés sur le marché de l’occasion ?